• La chasse en Sologne : du petit au grand gibier, du rêve à la réalité

    La chasse naturelle est une activité liée à l'environnement dans lequel elle s'exerce. Ainsi, les grandes mutations agricoles et forestières, l'aménagement du territoire ont conduit à la réduction dramatique des populations de petit gibier sédentaire et au développement, encouragé par l'homme, des populations de grand gibier. Ces dernières ont été multipliées, selon les espèces, par un facteur d' au moins 10 depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Elles disposent du gîte en forêt, et de la table dans les cultures et en forêt.

    La Sologne n'a pas échappé à cette évolution. L'âge d'or, pour les rares privilégiés d'alors, date des grandes propriétés et de leurs fermes où il était pratiqué une agriculture de subsistance en polyculture, sur de petites surfaces multipliant les effets de lisière :des conditions idéales pour le petit gibier sédentaire, dont les lapins qui pullulaient naturellement. Perdrix et faisans faisaient l'objet de tous les soins des gardes et des personnels cynégétiques. Le piégeage des petits prédateurs complétait ces pratiques.

    La myxomatose, introduite volontairement par le docteur Armand-Delille dans les années 1950 pour protéger les cultures de sa propriété d'Eure-et-Loir, a eu raison des populations de lapins. Ce type d'introduction est aujourd'hui sévèrement puni par le code pénal.

    Les grandes propriétés se sont morcelées, l'agriculture, non rentable, a décliné très fortement et la sylviculture l'a remplacée, la friche ou la lande envahissant les moins bonnes terres : les conditions sont alors devenues idéales pour le grand gibier.

    Malheureusement d'autres périls menacent la chasse en Sologne au premier rang desquels l'édification de grandes clôtures piégeant les grands animaux ; savez-vous que cette pratique, qui touche maintenant d'autres régions naturelles, est appelée « solognisation » ?

    La chasse du petit gibier, à l'exception des migrateurs et oiseaux de passage, est devenue totalement artificielle à force de lâchers d'oiseaux d'élevage ; la multiplication des enclos de chasse risque de produire le même effet pour la chasse du grand gibier, dont les sangliers sont nourris dans de telles proportions qu'il faut parler d'élevage...

    Il est craindre que beaucoup se désintéressent de cette activité si peu naturelle, même dans la belle Sologne.

    ML


    Pour confirmation des propos ci-dessus de notre ami, il peut être intéressant de consulter quelques articles complémentaires:

    La chasse en Sologne : du petit au grand gibier, du rêve à la réalité

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  • Commentaires

    1
    nouanais
    Lundi 10 Février 2014 à 11:41

    Bonne analyse de la chasse actuelle. Ne passons pas à côté de ce potentiel naturel, réagissons et respectons la nature et non les intérêts.

    2
    Mercredi 12 Février 2014 à 14:59

    A NOUAN, nous ne disposons que d'une carte communale mais si un PLAN D'OCCUPATION DES SOLS était créé, nous pourrions mettre des limites dans la hauteur des grillages dans les propriétés. Ce P.O.S permettrait de respecter l'environnement, l'architecture des maisons et de revoir les zones constructibles et non constructibles. Bien sûr c'est une étude intéressante du sol de la commune, cela coûte mais  je pense que ce serait bon pour NOUAN de créer un P.O.S.

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